Leurs visages étaient défaits, ils avaient du mal à avaler la capsule, je leur posais la question : "Pourquoi aujourd'hui, vous me croyez plus qu' hier ?" Mon père me dit : "Vu l'heure ou tu nous a appelé et les propos que tu tenais, nous ne pouvions pas imaginer que tu puisses, encore, imaginer cela ! Je ne te cacherais pas que j'ai appelés Jean, que je lui ai expliqué et que je lui ai demandé ce qu'il en pensait ! Il me répondait : "Rappelle toi, papa, un soir à la maison, nous en avions parlé, je t'avais dit que pour moi, elle n'était pas folle, surement en dépression et on avait passé le sujet ! Ce jour- là, si nous avions poussés notre conversation, je t'aurais peut-être raconté, qu'à divers reprises, le matin très tôt, je les avais croisés, tous les deux, bien-sur chacun dans leur voiture mais, qui se suivaient. C'est alors que moi aussi, j'avais eu des doutes."
Ce que je venais d'entendre me glaçais le sang et en même temps me soulageais. Je comprenais, à cet instant, pourquoi Jean et son épouse m'accueillaient si souvent et ne me jugeaient pas ...
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